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Regarde mieux et tu verras

1 Mar

Texte écrit par une vieille dame, décédée en gériatrie. Les soignants auraient découvert cette lettre sous son oreiller après sa mort. J’ai retrouvé cette poésie sur de nombreux sites, il semblerait que la vieille femme grincheuse était irlandaise (ah, ces caractères forgés par ces terres brûlées au vent, ces lacs et ces nuages noirs ❤ )

***

Une vieille femme grincheuse, un peu folle,
Le regard perdu, qui bave quand elle mange et ne répond jamais
Quand tu dis d’une voix forte « essayez » et qui
Semble ne prêter aucune attention à ce qu’elle fait…
Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,
Le bain et les repas pour occuper la longue journée.
C’est ça que tu penses, c’est ça que tu vois ?
Alors ouvre les yeux, ce n’est pas moi.
Je vais te dire qui je suis, assise là, tranquille,
Me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux…
Je suis la dernière des dix, avec un père, une mère;
Des frères, des sœurs qui s’aiment entre eux…
Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds,
Rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé…
Déjà vingt ans, mon cœur bondit de joie
Au souvenir des vœux que j’ai fait ce jour-là.
J’ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi,
Qui a besoin de moi, pour lui construire une maison…
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite;
Nous sommes liés l’un à l’autre par des liens qui dureront…
Quarante ans, bientôt il ne sera plus là,
Mais mon homme est à mes cotés et veille sur moi.
Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés.
Nous revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé.
Voici les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur
Car mes enfants sont très occupés pour élever les leurs
Et je pense aux années et à l’amour que j’ai connus.
Je suis vieille maintenant et la vie est cruelle et
Elle s’amuse à faire passer la vieille pour folle.
Mon corps s’en va.
Grâce et forme m’abandonnent.
Et il y a une pierre là où jadis il y avait un cœur.
Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure.
Le vieux cœur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies et des peines.
Et à nouveau je revis ma vie et j’aime.
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées
Et accepte cette réalité implacable.
Alors, ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne.
Ce n’est pas la vieille femme grincheuse que tu vois…
Regarde mieux et tu verras…

13 Novembre

12 Jan

Alors finalement, je publie ce récit, écrit le 15 novembre. C’est sans doute parfois grandiloquent, un peu ridicule, mais je ne peux plus y retoucher maintenant. J’avais décidé de le garder pour moi, puis non, et puis si… et finalement, non. J’ai avancé, je ne sais pas. J’ai lu un témoignage d’un de « mes » patients dans un journal ; j’ai été voir un psychiatre (2 fois) ; j’ai été payée (2 gardes). Je n’ai presque plus de boule au ventre en entendant des sirènes d’ambulance.

J’en profite pour adresser un immense merci au Pr. Juvin, chef de service des urgences de Pompidou. Il a été absolument formidable, recherchant les noms des soignants présents ce soir-là, prenant le temps de m’appeler, d’organiser ma consultation de psychiatrie, de m’offrir un café, de retourner dans le service avec moi, de faire des blagues sur les brancards en bordel pour me faire sourire au milieu de mes larmes, et même de reprendre de mes nouvelles un mois après.

***

Vendredi soir, j’étais chez moi quand l’horreur a déferlé sur l’écran de mon téléphone. SMS, WhatsApp, Twitter, Facebook… je compulsais frénétiquement toutes mes applications. Impossible de dormir. Un mail est arrivé, donnant la liste des hôpitaux en crise ; l’un est situé à 15 minutes à pied de chez moi. J’ai appelé sans trop réfléchir. Un urgentiste a décroché, visiblement perdu sous le nombre d’appels.

« Bon on te rappelle si c’est la merde. Bon en même temps c’est déjà la merde. Putain. Bon on te rappelle quoi. »

10 minutes plus tard, ça se confirmait : je suis partie de chez moi, soulagée de pouvoir faire quelque chose, quitter ma peur et agir concrètement.

Sur place, de nombreux médecins et infirmières attendaient les premiers blessés. Une équipe était postée à l’entrée pour envoyer les plus graves directement en réanimation ou au bloc opératoire.

À l’intérieur, je retrouve une amie interne, on se serre dans les bras. Dans l’équipe, il y a de tout : des médecins de l’hôpital et des médecins libéraux (généralistes, psychiatre), des internes du service et des internes extérieurs comme moi. J’essaie d’assimiler les rudiments du logiciel et du fonctionnement des urgences, mais soudain les portes s’ouvrent : les ambulances sont là.

Le service s’est alors transformé en scène de guerre.

Première transmission : plaie par balle, sédation par Morphine et Kétamine. Des médicaments lourds, le second n’est prescrit quasiment que par des anesthésistes-réanimateurs. Je demande la dose reçue, le médecin me répond qu’il n’en sait rien, que personne ne note là-bas, que ce n’est pas possible. À partir de ce moment-là, je suis entrée dans un autre monde.

J’ai appris à examiner une blessure par balle. À la première, je suis restée interdite quelques secondes, réfléchissant à ce que j’étais censée regarder… on ne nous apprend pas ça à la Faculté.

J’ai vu un pied déchiqueté.

J’ai voulu serrer très fort dans mes bras un grand gaillard tout perdu.

Nous avons lavé une femme couverte de sang. Celui de son mari, mort sur elle pour la protéger.

Nous avons réduit l’épaule d’un type qui avait glissé sur des cadavres.

 

Les chefs circulent, jettent un coup d’œil, donnent de brèves consignes. Les infirmières se démènent pour prélever les bilans, passer les antalgiques, pousser les patients en radio… La solidarité est immense.

Lorsque le flux est endigué, le chef de service rassemble tout le monde pour faire le point. Les noms des patients sont égrenés, accompagnés de brèves transmissions. Je prends alors conscience de la nuit que nous avons traversée, tous ensemble.

Ce soir, il n’y avait ni chef ni interne ni externe, ni médecin ni infirmière. Il y avait des camarades de combat sur un champ de bataille.

Je suis rentrée chez moi en fin de nuit. Sur ma route, un arrosage automatique s’est déclenché ; ça n’a l’air de rien évidemment, mais je suis restée 5 minutes à regarder l’eau couler. La vie continuait, le monde tournait encore, et l’arrosage automatique s’était déclenché comme tous les jours à cette heure-là. Il en faut peu parfois pour se sentir vivant.

Depuis, on m’a dit merci, on m’a dit bravo. Je ne sais pas. J’ai plutôt l’impression d’avoir eu un immense privilège : le privilège d’avoir été là, témoin de cette fraternité, de cette humanité qui s’est déployée au milieu de l’horreur.

Là où le mal abonde, la Grâce surabonde.

Là où est la haine, que je mette l’Amour.

En réponse à la folie meurtrière, un signe de Miséricorde.

Babillard

15 Mai

 Bonjour tout le monde !

Je vous le dis tout de suite : l’internat étant dans deux semaines 10 jours Maman!, je n’ai pas écrit un vrai nouvel article. Je sais, c’est dur. (Ceci dit, j’ai plein d’idées, et parfois je me fais des tirades mentales en plein milieu de mon cours sur l’embolie pulmonaire, c’est un peu gênant).

Je transforme juste mon blog en babillard l’espace d’un instant : un gentil monsieur m’a demandé de transmettre une annonce qui me plaît bien. En plus, la Bonne Action quotidienne étant mon premier devoir de guide, ça m’arrange : je publie ça, et après je suis peinarde pour la journée ; c’est ce qu’on appelle une bonne affaire.

Voici donc l’annonce.

Je m’appelle Martin et je suis actuellement en stage dans un cabinet de ressources humaines : Ecclésia RH. Ce cabinet (au cas où tu ne l’aurais pas deviné) est spécialisé dans la sphère ecclésiale (NdD: j’avais deviné).

Or, nous sommes en ce moment en relation avec l’hôpital Saint Jean, hôpital très familial, fondé sur des valeurs chrétiennes et souhaitant se développer dans ce sens. Cet hôpital, spécialisé en gériatrie, recherche en ce moment un 5ème médecin qui souhaiterait s’orienter vers la gériatrie et/ou qui a eu une expérience dans ce domaine. L’hôpital en question est situé dans le Loiret à Briare.

Peut-être connais-tu des médecins, jeunes ou moins jeunes,  recherchant un lieu de travail en adéquation avec leurs valeurs ?

 Je te joins l’offre d’emploi formalisée dans ce mail,

 Peut-être, et cela serait vraiment sympathique, serait-il possible de transmettre cette offre sur ton blog ? (NdD: vous avez vu, je suis vraiment sympathique :’) )

Et voici donc, chers médecins qui me lisez, une proposition de job pour vous. Je vous en prie, ça me fait plaisir !

HSJ22 – Annonce Réseaux

 

21 Mars

28 Mar

La première fois que j’en ai vu une, j’étais en maternelle. Elle m’a fait peur, elle était différente : elle s’essuyait son nez couvert de morve dans la serviette pour se sécher les mains. (Et ça fait super peur, faut l’admettre). Je l’ai sans doute regardée bizarrement, avant d’aller en parler à ma copine Camille. Elle, elle n’en avait pas peur : elle les connaissait, elle en avait même une dans sa famille !
Une personne trisomique.
J’ai eu beaucoup de chance : mon école catholique accueillait toute une classe de ces personnes, et nous partagions la cour de récré. Ma copine Camille avait (et a toujours) des parents formidables : chaque semaine, ils ouvraient leur table à trois de ces élèves, facilitant la vie de leurs parents. Du coup, j’ai grandi avec eux. Leur maitresse nous donnait quelques conseils pour leur parler, nous expliquait leur maladie… Pour le reste, ça s’est fait au fur et à mesure. J’ai appris leurs prénoms, leurs visages, leur caractères bien différents. J’ai appris leurs yeux bridés, leur souplesse, leur retard de croissance. J’ai appris leur retard mental, leurs colères parfois effrayantes, leur vision mauvaise. J’ai appris leurs sourires, leurs rires, leur exubérance.

Emmanuel, devenu notre chouchou avec sa petite boucle d’oreille,
Alexis, avec ses lunettes de travers et ses câlins soudains,
Amélie, qui mettait toujours le bazar dans les toilettes,
je me souviens d’eux bien mieux que de la plupart de mes camarades de classe de l’époque.

***

Il s’écoula ensuite plus de 10 ans avant que je rencontre de nouveau une personne trisomique. C’est un petit bébé qui vient de naître, il a environ un mois quand je le prends dans mes bras. Ses parents connaissaient le risque ; ils ont refusé l’amniocentèse, dangereuse et inutile quand la vie de l’enfant n’est pas remise en question par un diagnostic. À la naissance, ils ont pleuré, évidemment. Ils pleurent encore… et pourtant, ce bébé est là, dans mes bras. Il rend paisible tous ceux qui le portent, il est si vulnérable ! Si seul survivant d’une hécatombe, un cadeau d’humanité.

extra-chromosome

Ce n’est pas le bébé de mes amis, mais il est #choupinet tout de même.

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Cours de gynéco : item n°31 : problèmes posés par les maladies génétiques (trisomie 21, mucoviscidose, syndrome de l’X fragile). Problèmes. Cette phrase glaçante de mon livre : « l’incidence de la maladie a beaucoup diminué grâce au dépistage prénatal ». Et cette autre, encore pire je crois : « en cas de diagnostic positif à l’amniocentèse, l’interruption médicale de grossesse n’est pas obligatoire ».

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Un an plus tard, je suis l’externe de garde aux urgences. Nouvelle ligne sur l’écran, nouvelle entrée, motif : fièvre (ça m’avance, tiens). Je toque, je rentre, je tombe sur une patiente recroquevillée, visage cachée dans les genoux. Un homme est là, il m’explique travailler dans un centre pour handicapés. Ma patiente est atteinte d’un syndrome de Down, je mets deux-trois secondes à traduire en trisomie 21. Bon. Bon. Alors. Nouons le contact. 

« Bonjour madame, je suis le médecin, je viens regarder pourquoi vous êtes malade ». Pas de réaction.
Deuxième essai : « vous êtes à l’hôpital, je vais vous toucher pour vous examiner ». Pas de réaction.
Troisième essai : « bon euh madame je vais écouter les poumons dans le dos, d’accord ? » Pas de réactio… Aaaaaaaaaaah si tiens, le stéthoscope ne lui a pas plu DU TOUT. (Bon, ben au moins son Glasgow est à 15, brillant examen neuro de notre non moins brillante externe).
J’ai cru entendre des trucs bizarres, il faudrait faire une radio du thorax. J’imagine déjà le pire, mais miracle : le manip radio a une cousine trisomique, il n’a pas peur et prendra son temps. La patiente se détend, et finit par sourire.

 

Conférence de psychiatrie, un cas clinique sur un enfant autiste. C’est une pathologie tellement large et méconnue que le programme de l’internat ne nous demande que des connaissances basiques. Du coup, les questions fusent ce soir, avec pour beaucoup d’entre nous une grande découverte du monde de l’autisme, de la complexité de cette maladie, de la vie que peuvent avoir les patients, des dernières avancées scientifiques. Le conférencier nous parle d’une zone dans le cerveau, potentiellement en partie en cause.
« Mais alors monsieur, du coup ça veut dire qu’on va pouvoir dépister en prénatal ? On pourra proposer des IMG alors ?! »
La logique est bien ancrée.

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La majorité de ma promo n’a jamais ne serait-ce que rencontré une personne trisomique. Il y en a qui croient que les trisomiques sont complètement dépendants, qu’ils ne savent ni se déplacer seul, ni se nourrir seul, ni même parler (une véritable révélation pour un garçon de ma promo, si si). Beaucoup de ces futurs médecins ne voient les personnes trisomiques que comme des malades, sans penser à la personne en tant que telle… Item n°31.

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Le 21 Mars a eu lieu la Journée mondiale de la Trisomie 21. (Comme toujours, je suis en retard, disons que c’est le quart d’heure la semaine de politesse, et puis 7 jours c’est encore dans l’intervalle de confiance à 95% du 21 Mars). C’est donc à eux que je laisse le soin de conclure cet article (et ça tombe bien, je ne trouvais pas de chute) 🙂

 

Renaissance

20 Mai

Vous ne me lisez plus beaucoup ces temps-ci, j’en suis navrée (si cela vous manque évidemment) (sinon, bande d’ingrats). Pourtant je continue à écrire, c’est mon moyen de prendre du recul sur les choses qui me touchent. Mais diffuser ces textes ici ?

Je ne comprenais pas pourquoi je n’y arrivais plus, maintenant je crois savoir.

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Dans ces derniers mois, les débats autour du mariage pour tous ont fait rage. Rage, c’est vraiment le mot. Que l’on ne soit pas d’accord n’est pas un problème, ou ne devrait pas l’être : c’est le principe même de la démocratie, je crois. D’ailleurs, de nombreuses personnes ont su discuter paisiblement de leurs positions respectives, c’était beau à voir ou à lire. D’autres, malheureusement, se sont crispées sur leur vision, ont confondu désaccord et attaques personnelles, et la violence s’est déversée dans les conversations, sur les blogs et sur Twitter.

J’ai lu des gens agressant l’Eglise, bien au-delà de la question du mariage pour tous. J’ai vu ma foi méprisée, moquée, trainée dans la boue. J’ai vu des catholiques lambda traités d’obscurantistes, de fous furieux, de dangers publics. J’ai vu chez certains la haine de l’Eglise, profitant de l’occasion pour s’exprimer, sans vraiment prêter attention aux arguments donnés pour ce débat précis.

J’ai lu la violence de croyants, et elle m’a heurtée bien plus profondément. Le mépris, le jugement, la colère, ne devraient pas avoir de place dans les propos d’enfants de Dieu, ou tout du moins – puisque nous sommes humains et pas meilleurs que les autres – devraient toujours être suivis d’excuses.  Cela n’a pas toujours été le cas.

J’ai enfin vu ma violence, à moi. Oui moi aussi, je me suis parfois crispée et repliée sur ma vision des choses, sur ma vérité, répondant à l’autre sans plus chercher à le comprendre, juste à défendre ma position.

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Vous avez peut-être l’impression que j’exagère, tant d’un côté comme de l’autre. Je ne sais pas, je dis juste que je l’ai ressenti comme ça, et que j’en ai souffert. Je devine des blessures terribles  derrière ces mots parfois si agressifs, et j’ai l’impression après ces quelques mois d’un grand gâchis. Entendons-nous bien : je ne parle pas du débat en lui-même, car beaucoup ont su discuter paisiblement, échanger et réfléchir ensemble. Je parle des ‘dommages collatéraux’.

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L’objet de ce blog est de vous raconter ma vie témoigner d’un regard catho sur l’hosto. En voyant cette violence, j’ai été prise de découragement : à quoi bon partager ma foi, puisque beaucoup ne la voient plus qu’avec le prisme mensonger de ce débat ? Je sais bien, moi, que Dieu est bien plus grand, que ma foi tient de l’Amour et non de règles à suivre… mais vous, saurez-vous le lire ?

Je n’en suis pas fière… Mais j’ai perdu cette espérance durant ces derniers mois.

Jusqu’à ce week-end.

Durant ces deux jours, avec d’autres jeunes, nous sommes sortis dans la rue pour parler de Dieu, pour témoigner de notre foi, de notre joie. J’ai redécouvert la soif d’amour inscrite dans le cœur de chacun, j’ai vu un homme me dire étonné : « Mais ? Mais c’est trop beau pour moi ! », j’ai vu son visage s’ouvrir, ses lèvres sourire, ses yeux pleurer, son cœur brûler.

Alors forcément, ça m’a rendu ma paix, ça m’a redonné la patate. \o/

Du coup, dès que j’aurai passé mes partiels (devoir d’état toussa), et dormi 24h d’affilée, je reviendrai vous écrire. Préparez-vous, ça va swinguer ! 😀

31 Jan

Bonjour à tous et à chacun !

Désolée pour cette interruption temporaire de blog, j’ai dû faire face à un ennemi antique qui revient hanter le monde régulièrement… J’ai nommé le Partiel. Tremble, petit étudiant. La bataille fut rude et épique, vous pouvez me croire ; même que je raconterai ça à mes petits-enfants, tiens.

En vrai, mes jupes ne sont pas si courtes.

En vrai, mes jupes ne sont pas si courtes.

Bref, je vous écris un article normalement bientôt, j’ai le clavier qui démange et des idées plein la tête ! D’ici-là, vous pouvez me lire dans un autre contexte, ici. Chouette expérience d’écrire sur un sujet donné, et surtout avec une deadline que j’ai respecté, OUI MONSIEUR ! 

A très vite la compagnie, portez-vous bien !

Ps: si l’un de vous ose imaginer que j’ai calé une grande image pour tromper sur la taille réelle de cet article, je crie à la calomnie. Et je sais crier très fort, alors ne vous risquez pas…

2013, année de la…

5 Jan

Je dois vous l’avouer, je ne suis pas une grande fan de ces « bonne année, bonne santé ! », rabâchés et automatisés, en libre service jusque la fin du mois de février. A force de les répéter, ces mots ne veulent plus rien dire – en supposant que se souhaiter une bonne santé ait du sens à la base. Passons.

Mais j’essaie de soigner mon côté blasé, alors voici des vœux pour vous, chers lecteurs. Après tout, vous le valez bien. Je décide.

Bonne année !

(Ohé, ça va, je me chauffe, repassez plus tard pour l’originalité).

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2013, année de la… braise, bien sûr !

Telle une braise, réchauffer le monde.

Telle une braise, ne pas craindre la cendre.

Telle une braise, attendre un Souffle pour que jaillisse le feu.

 ***

Une année pleine de bonnes résolutions et d’intériorité, pour chaque jour devenir un peu plus ce que nous sommes. Croyant ou pas, un chemin s’ouvre devant chacun : l’amour ! S’aimer soi-même, aimer l’autre, que ce soit la gentille voisine, le clodo des urgences, la boulangère aimable ou le patient contestataire. Tous.

Par l’amour, nous pouvons changer le monde !

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Et je laisse la parole à Jésus (et à Mère Teresa qui a écrit ce texte) :

Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. C’est vrai ! Je me tiens à la porte de ton coeur, jour et nuit. Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être Moi, c’est Moi qui suis là. J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer chez toi.

Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir. Je serai toujours là, sans faute. Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour. Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du coeur est celui que j’ai reçu du Père même.

Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.

Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures. Je vais t’apporter ma lumière. Je viens écarter les ténèbres et les doutes de ton coeur. Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux. Je viens avec ma grâce pour toucher ton coeur et transformer ta vie. Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.

Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés. Rien de ta vie est sans importance à mes yeux. Je connais chacun de tes problèmes, de tes besoins, des tes soucis. Oui, je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait.

Je t’aime pour toi même, pour la beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance.

C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.