Être catho, le dimanche à la messe et la semaine à l’hosto

10 Fév

Récemment, j’ai eu l’occasion de discuter avec des personnes très différentes, dans des occasions tout aussi variées, d’un même sujet de conversation : la place de la foi dans ma vie professionnelle. Et puis, à la messe ce matin, on m’a dit que c’était le Dimanche de la Santé, on a prié pour les malades et leurs soignants. Alors ça a fait tilt dans ma tête : que veut dire être « une catho à l’hosto » ? C’est plus ou moins facile d’en faire un blog, encore faut-il vivre le truc. Réfléchir deux trois minutes, voire plus si affinités. J’en avais déjà parlé , mais je sens que ça va être un thème récurrent par ici. 

croix rouge blog

Quand je suis à l’hosto, je suis catho. Pleinement. Je ne laisse pas Dieu à la porte, je passe la journée avec Lui. (Tout du moins j’essaie… Disons, des instants de journée). Il serait décevant de Lui donner ma vie, « sauf les heures où je travaille, parce que Tu comprends, là ce n’est pas possible, Tu n’es pas assez neutre et politiquement correct. Reste là, assis pas bougé, je Te récupère à 18h30 ». On nous répète avec raison qu’il faut soigner le malade et non la maladie, que le patient n’est pas qu’un corps… et l’on voudrait que le médecin ne soit qu’intelligence ? Je suis une jeune minette catholique, externe, légèrement névrosée mais gentille quand même, et il me faut tenir toutes ces dimensions ensemble, sans compartimenter ma vie. Certains appellent ça l’unité de vie, et il parait que c’est pas mal.

Bon, premier point, je reste croyante à l’hôpital. OK. Concrètement, ça veut dire quoi ?

***

Eh bien, il y a une personne avec qui je ne respecte pas le secret médical… Dieu. Je Lui confie mes patients, en Lui donnant les noms et tout. Ma prière est invisible, et pourtant c’est elle qui change tout. La prière, c’est un élancement du cœur devant un certificat de décès. Une dizaine de mots silencieux pour accompagner un bon d’examen diagnostique. Une famille portée dans ma prière du soir. Un sourire de remerciement pour une guérison. 10 secondes d’intériorité pour recevoir la force de rester aimable… Oh ! Je suis bien loin d’une vie imprégnée par la prière, et souvent j’oublie de parler à Dieu plusieurs heures durant ; mais Lui est là, et m’accompagne tout au long du jour.

(Et même, ça n’a rien à voir mais tant pis, souvent je prie dans la rue, même si c’est interdit. Mais je le fais en silence alors ça va).

***

Certains me disent que cela joue sur ma manière de soigner… J’espère bien ! J’espère et je prie pour que mon cœur de croyante transpire dans ma manière d’être, d’interagir, de regarder le monde (si tant est que des cardiomyocytes puissent transpirer, mais bref).  Pas pour faire du prosélytisme, pas pour répandre les idées sombres, obtuses et dangereuses qu’en bonne catholique rétrograde je véhicule, pas pour juger les gens à l’échelle de mes « valeurs ». D’abord je déteste le mot « valeurs ». Je ne crois pas en des valeurs, je crois en Dieu.

Non. Si mon cardiomyocyte se doit de transpirer, c’est pour aimer. Parce que ce Dieu en qui je crois, Il nous l’a dit : « Aimez-vous les uns les autres ». Alors pour vivre ma foi, il me faut aimer mes chefs, mes patients et leurs familles, la secrétaire, la dame de la cantine et le manip radio. Et tous les autres. Leur vouloir du bien, et voir en eux le bien. Et ben, punaise, souvent c’est difficile. Un sourire, un service rendu, un cours bossé, une oreille silencieuse, une parole de vérité, une bienveillance… De l’amour, quoi, je vais pas vous faire un cours là-dessus. Pour un exemple, j’ai un pote haut placé dans sa boite, il a appris le prénom de tous les employés, et il fait le tour des services chaque semaine. Par amour. Je sais pas vous, mais moi, ça m’épate.

Attention, hein. L’hôpital ne devient pas cuicui les ptits oiseaux, bienvenue à bisounoursland. Mes chefs restent mes chefs, les patients continuent de s’aigrir et leurs familles persistent à nous compliquer la tâche.  M’en fiche, moi j’essaie d’aimer gratuitement, sans retour sur investissement. Et puis, attention, hein (again): je ne prétends pas y arriver, je me donne pas en exemple, je vous parle de mon idéal de vie auquel j’aspire et dont je suis loin.

***

Pour cet idéal, il y a des choses que je ne veux pas faire. Je ne veux pas pratiquer ou assister à un avortement, qu’il s’agisse d’une interruption volontaire ou médicale de grossesse. Par amour pour cette vie qu’on élimine. Et par amour pour ces parents, ne pas les juger eux, mais compatir à leur souffrance. Et tout faire pour diminuer le nombre d’avortements.

Et même si une loi venait à passer, je ne pratiquerai pas non plus d’euthanasie. Soulager la douleur, trouver de nouveaux médocs, écouter la souffrance. Mais jamais, JAMAIS, se dire que la vie de l’autre ne mérite plus d’être vécue.

Bien sûr, parfois c’est difficile de ne pas juger. C’est compliqué de trouver la juste distance, de prendre du recul sur mon histoire personnelle, de faire murir mes idées. Mais ce n’est pas propre aux externes cathos, c’est le lot de chaque externe. C’est ça aussi, apprendre à être médecin. Tous, nous devons apprendre à être en relation avec des patients, des collègues, des chefs.

***

Et puis enfin, je porte une croix autour du cou. Et je n’ai pas honte de dire ma Foi, d’en parler à mes collègues, de témoigner de la joie qui m’habite. Ce n’est pas tabou, ce n’est pas une chose honteuse qui se cache. Croyants ou non, nous sommes tous habités par une soif de spiritualité, de transcendance, et de belles conversations peuvent surgir !

Je vous promets, ça ne changera pas mes ordonnances de Paracétamol.

 

 

31 Réponses to “Être catho, le dimanche à la messe et la semaine à l’hosto”

  1. marie-france 11 février 2013 à 4 h 35 min #

    Superbe , fantastique réflexion.
    Je connais une gynéco catho ; je me demande comment elle se « dépatouille » avec l’IVG, et .. avec Dieu en même temps . Il y a forcément un domaine où sa conscience doit coincer …. Elle ne doit pas faire d’IVG, mais si une patiente en veut une , comment la
    conseiller ?
    En tout cas bravo et merci ; tous ces écrits rincent mon cerveau encrassé par le pret à penser

  2. Anne Moindrot 11 février 2013 à 6 h 00 min #

    Merci Dopamine, écris plus moi aussi ça me rince le cerveau…moi je suis consacrée à Dieu et parfois je ne lui parle pas, mais grosso modo je prie souvent, souvent, j’ai été IDE à domicile des années et ça changeait tout;;;l’amour pour les patients, ma patience supporter,supporter beaucoup de relations difficiles (avec les PA, les malades psy, ceux qui ne sont jamais chez eux à l’heure où on vient pcq y zavait une urgence pas urgente du tout et j’en oublie, et apprendre la compassion…on est tous si petits, si décevants et en me^me temps on vaut tout l’or du monde et on recommence sans cesse à faire comme on peut notre boulot d’êtres humains…

  3. Rémi Chagarou 11 février 2013 à 10 h 31 min #

    Super post, qui traite bien de ce qu’est  » une catho à l’hosto ».

    24h/24 à prier, ce n’est pas possible à moins d’être une ascète, ce que tu ne seras jamais.
    Ce qu’il faut c’est prendre du temps libre à soit, et te relâcher, te confier à Dieu.
    La messe, c’est bien , mais vraiment un temps personnel, comme le temps de faire un chapelet avec une prière pour tous tes malades, tes collègues, etc.
    Cela enlève le stress, on se sent mieux après, m’enfin c’est mon cas.

    Patients et collègues mécréants ou non, de toute façon nous sommes tous entre les mains de Dieu.
    Pour un soignant, je pense, qu’il y a le temps de la médecine, avec les serments d’hypocrate et l’éthique, et le temps à accorder, qui est personnel, à Dieu, en prières , en confidences.
    Les 2 ne sont pas incompatibles.
    Mais le sujet sera toujours à traiter, je ne crois pas qu’il y ait une seule réponse à ça car tout dépend du point de vue personnel du soignant …

    Tu dis que prier dans la rue est interdit.
    Cependant, faire un chapelet en marchant et en se déplaçant est très bien. Et rien ne l’empêche.
    Ne t’en prive pas. Moi je le fais mon chapelet en promenant dehors. Rien à foutre de ce qu’on pense, et si ça en dérange d’une autre confession, et bien qu’ils en fassent autant.
    Laique la France? ou basique? hahaha me faîtes pas rire. ^^
    ( ben oui, des barbus en robe, et moi qui me fait réprimander pour tenir un collier avec une croix ? mais de qui se moque-t-on? on est un pays avec + de 1000 ans de chrétienté , alors hein ….)

    Ton cardiomyocyte respire déjà l' »amour ».
    Mais je pense que l' »amour » comme Jésus le concevait, n’est pas un amour de « bisounourslmand », ùmais plus un  » acceptez-vous vous-même et acceptez les autres comme ils sont dans leur foi ».
    Ce qui inclu l’empathie, la charité, le respect mutuel, et le refus de faire du mal.
    Mais ça , pourquoi pas traiter ce sujet + tard ?
    Ton cardiomyocyte l’est naturellement je pense, mais parfois il faut se tenir à ces principes.
    S’y forcer.
    Ton cardiomyocyte fait déjà que nous t’aimons bien déjà, m’enfin c’est mon cas perso … hihihihihi
    ( Dommage que y’a pas moyen que j’ai ton facebook ou un truc de ce genre, Dopamin m’intéresse, et toi aussi ….)

     » Et tout faire pour diminuer le nombre d’avortements. »
    Je ne pense pas qu’en tant que soignant tu es droit de « Et tout faire pour diminuer le nombre d’avortements. »
    Certes, en tant que catho, tu es contre ( en fonction des cas , je présume , car toujours priviligier la vie )
    Mais en tant que soignant, pas sur que tu puisse y faire grand chose…

    Mais pour l’euthanasie ….
    Qu’en j’étais entrain de dépérisser et que je souffrais à cause de ma maladie, quand mon coeur s’est arrêté sur la table d’opération et que je suis revenu…
    Je m’en « étais remis à Dieu » avant l’opération et depuis bien longtemps.
    J’ai eu de la chance, et je pense que Dieu y est pour beaucoup.
    Mais si mon était encore plus grave que ce qu’il était, j’aurais demander à Dieu qu’il me reprenne et oui, j’aurais demandé l’euthanasie.
    Car foutu pour foutu, si c’est pour mourrir dans encore + de souffrance, mieux vaut « un acte de compassion et de miséricorde ».
    Mais celui qui fait l’acte, Dieu accorde-t-il sa miséricorde par sa main, ou la Sienne.
    Va savoir …

    T’inquiête pas Dopamine, l’Amour tu l’as , Catho tu es, médecin tu seras , il te manque juste de l’expérience.

    Merci à toi de nous livrer ton coeur de chrétien.
    😉

  4. Anne-Hélène 11 février 2013 à 10 h 59 min #

    Merci pour ce beau texte … Juste avant le début du carême ça remet les pendules à l’heure!

  5. Jouls 11 février 2013 à 11 h 29 min #

    Mon premier commentaire sur ce blog que je suis avidement mais néanmoins en sous-marin depuis un bon bout de temps déjà.
    Pour te dire merci (je me permets de te tutoyer, hein, tu m’en voudras pas). Parce que je ne suis pas médecin, je fais un métier beaucoup moins « utile » et beaucoup plus compliqué à expliquer, mais je crois que je pourrais quand même afficher ton billet à mon bureau, parce que l’unité de vie ça vaut pour moi aussi, et puis que moi aussi j’ai des chefs et des collègues, des « que j’aime bien » et des « que je trouve relou », et que Dieu voudrait bien que je Le porte à chacun(e)… Mais moi, j’ai tendance à l’oublier, et à pratiquer le saucissonage à outrance.
    Donc : grand merci pour cette piqûre de rappel ! Je tâcherai d’en tenir compte pour le reste de ma journée. Et de ma semaine. Et de ma vie en fait.

  6. Aude 11 février 2013 à 20 h 02 min #

    Merci Dopa’ pour ce beau témoignage ! Je me suis sentie rejointe dans ma vie d’étudiante en santé, essayant de vivre ma foi partout y compris à l’Hôpital. L’autre jour, le Bon Dieu m’a fait un p’tit clin d’oeil version « tu vois, je peux tout » : mon patient (OP à J4 d’un RVAO) avait eu une sorte d’accident vasculaire cérébral qui aurait été causé par des « bulles » lors de l’opération. Du coup, il était dans un sale état : hémiplégie gauche. Ce jour-là, lors de ma prise de poste, je l’entend geindre en disant « mon dieu, oh mon dieu, oh non, oh merde, oh mon dieu, mon dieu, mon dieu… » Je me suis dis qu’il devait se rendre compte de son incapacité à faire obéir ses membres à gauche et cela le rendait triste. J’ai eu beaucoup de peine pour lui. Quelque sminutes plus tard, aux toilettes, j’ai prié pour lui comme j’avais 2- minutes de libres et ai demandé à Dieu de l’aider… Moins d’une heure après, il convulsait… A la fin de la crise (merci VALIUM), il avait retrouvé une certaine mobilité et une certaine sensibilité dans ses membres à gauche ! Merci Seigneur ! … a chaque fois qu’il se rendait compte de son état, il disait « non » tout haut et s’angoissait. J’étais la seule à réussir à la calmer, le rassurer; sans rien dire, juste ne lui tenant la main, en le caressant et en priant Dieu dans ma tête…

  7. Dopamine 11 février 2013 à 23 h 07 min #

    Merci à tous, vous êtes juste géniaux !❤

  8. Frédérique 12 février 2013 à 9 h 39 min #

    34 ans que j’essaie de faire l’unité de ma personne, au travail, en famille avec mes enfants, au conseil municipal… Je ne peux pas découper ma vie en rondelles…A la messe je suis catho, au boulot je suis infirmière, au conseil municipal, je fais ce que je peux…Non, ça, je ne peux pas.. Pas toujours facile! Mon Dieu, aide-le, celui-là avec ses douleurs, Mon Dieu, aide-nous à prendre la bonne décision pour le bien des habitants de la commune, Mon Dieu, donne-moi la force de faire tout ça le moins mal possible, heureusement, il y a la messe le dimanche pour nous donner cette force!

  9. BURGOS 12 février 2013 à 17 h 57 min #

    Merci pour ce beau texte ,IDE croyante ,tu me montre le chemin………

  10. Athéna 12 février 2013 à 19 h 40 min #

    Très beau texte !

  11. folbavard 14 février 2013 à 23 h 32 min #

    Magnifique !

  12. Caroline 15 février 2013 à 11 h 24 min #

    Ne pensez-vous pas qu’il n’y a pas besoin de croire en un dieu pour répandre l’amour ?

    • Rémi Chagarou 16 février 2013 à 11 h 22 min #

      Le docteur soigne les maux de l’univers et son nom est : le docteur !

      …Glorifions le Crapaud Hypno ….

      Ce qu’il ne faut pas lire comme commentaires!
      Bien sur banane que la foi est utile !
      Sans elle nous ne serons que des animaux, ! Et encore ! Stupides de surcroît!

      Y a des choses à en tirer de la chrétienté !

      • Caroline 16 février 2013 à 11 h 30 min #

        Quelle violence, monsieur Chagarou.
        Je n’ai pas dit que la foi n’était pas utile ; je demandais si elle était considérée comme indispensable pour être capable de répandre l’amour. Il me semble qu’il est possible de partager des valeurs (même si Dopamine n’aime pas ce mot) chrétiennes d’amour et de charité, sans être croyant(e).
        Qu’en pensez-vous ?

        • Rémi Chagarou 16 février 2013 à 20 h 05 min #

          Je m’excuse, j’ai tendance à oublier que le ton de ma façon de penser passe pas quand je l’écrit …
          Je n’avais aucune intention de paraitre agressif envers vous.
          ( En fait, j’avais le ton de la rigolade ^^)

          Et j’avoue aussi que je n’avais compris votre commentaire sous cet angle que votre réponse oriente .

          Je suis d’accord avec vous, il n’est pas nécessaire d’appartenir à une quelconque confession pour répandre l’amour au sens.
          C’est un état d’esprit, bien que la religion, il faut a vouer, permet de cadrer cette volonté de répandre cet amour.
          Elle permet, je pense, de faire preuve de compassion ou de charité de manière gratuite et sans pensée de profit.
          Dans les Evangiles, comme celui de Saint Matthieu, chapitre 6 , cette volonté de charité, de bonté ( donc de répandre l’amour ) doit se faire de manière désintéressée « 02 Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
          03 Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
          04 afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. ».
          Il est par conséquence toujours bon pour son salut de répandre cet amour.
          Dans le chapitre 23 du même Evangile, Les Reproches aux Pharysiens, il est clairement conseillé , voire même ordonner, de ne pas suivre les recommandations des « enseignants de foi » qui ne respectent même pas leurs propres enseignements.
          Je vous invite à lire ce chapitre, trouvable très facilement sur internet.

          Je me considère comme Chrétien, car je crois en Dieu, j’ai foi en lui , mais je vis ma foi à ma façon, mais je ne me plie aux messes.
          Car ma foi est permanente, et je n’ai pas besoin d’une journée de dimanche ou de rassemblement pour prier, je la vis personnellement.
          Peut-être considérez-vous la catholicisme ou tout autre religion comme contraignante, car il y a les messes et les offices, mais je vous assure que la foi ce n’est pas que ça , et qu’il y a plus à s’intéresser, comme vous semblez le faire, Il y a des principes et des choses à apprendre.

          Voili voilou.
          ^^

        • Dopamine 27 février 2013 à 22 h 33 min #

          Ouais, je préfère quand vous êtes un peu bisounours, dites.🙂
          Bon, je reviendrai pas sur la foi et l’amour, j’ai répondu déjà… mais sur ce que vous dites de votre foi.
          Il ne s’agit pas de se plier aux messes, il s’agit d’y aller avec joie ! Vous citez des passages d’évangile, chouette, n’oubliez pas celui sur l’institution de l’!eucharistie, quel trésor ! Oui, je vais à la messe régulièrement, parce qu’à la messe mon Dieu se donne à moi de manière intime et aimante, et que c »est un bonheur pour moi que d’y aller !
          Toujours dans la Bible, il est dit « quand deux ou trois sont réunis en mon Nom, Je suis présent au milieu d’eux ». Mes frères et sœurs dans le Christ me sont un trésor aussi, car notre communauté permet la Présence réelle de Jésus.
          L’Église, pleine de défauts et pleine de grâce, est ma mère. Elle me nourrit et me fortifie, elle me guide et me donne des exemple de saints, elle m’apprend l’amour de Dieu.
          Bien sûr que la Foi est première, mais je crois vraiment que l’Église et les sacrements ne sont pas un poids, plutôt une paire d’ailes qui nous fait voler plus haut, plus vite ! :))

          A très vite🙂

    • Dopamine 27 février 2013 à 21 h 58 min #

      Il n’y a pas BESOIN de Dieu pour aimer, ce serait un manque de liberté de l’homme. Je crois que Dieu nous laisse tellement libres qu’Il nous donne de l’amour sans signature🙂 En revanche, je crois que le croyant ayant une relation vivante avec Dieu peut puiser plus facilement à la source, d’autant plus qu’il a l’exemple d’un Dieu mort en croix par amour des hommes, l’exemple de l’Amour le plus grand… et le plus incompréhensibles à nos yeux humains.
      (Et pardon pour le retard, je suis actuellement sous l’eau )

      • Rémi Chagarou 28 février 2013 à 10 h 15 min #

        ( tu barbotte? ou tu essaies de marcher dessus ??? ( oué ça n’empêche pas l’humour ^^))

        • Dopamine 28 février 2013 à 20 h 20 min #

          Je fais de la plongée sous-marine, c’est un peu angoissant mais je découvre plein de trucs🙂

  13. L. 15 février 2013 à 23 h 05 min #

    Bonjour !
    Je partage ta volonté d’être catho à ton lieu de travail, et moi, au lycée, cela s’y prête tout aussi bien. Une question relativement à une difficulté que j’ai eue : si je considère ma profession comme mon sacerdoce, alors je m’y donne à 200%, et même je deviens le paillasson, parce que « Le servir » à travers le prochain n’a pas de limite. De ce point de vue, j’ai cessé d’exercer ma profession comme un sacerdoce car ça c’est rapidement révélé être contre-productif : on ne réagit pas comme il est attendu que l’on réagisse, et pour résumer, ça gêne, et on n’est même plus respecté. As-tu rencontré cette difficulté ? Comment fais-tu ? Je pense qu’il faut absolument rendre compatible la défense (voire la conquête) de droits, pour l’ensemble des travailleurs, et cela suppose d’articuler cette notion de service du prochain avec… je ne sais pas trop quoi, mais ce qui fait que si tu veux « servir » partout et à commencer sur le lieu de travail, tu te fais vite asservir.

    • Dopamine 27 février 2013 à 22 h 08 min #

      Bonsoir !
      Je ne suis pas sûre de considérer ma profession comme mon sacerdoce. C’est une manière de m’épanouir, de m’accomplir ; je crois que le travail est important pour l’équilibre personnel, il suffit de voir la détresse des personnes sans emploi… C’est un lieu qui fait partie de ma vie, mais ce n’est pas toute ma vie: j’ai mes amis, ma famille, mes engagements, etc. J’essaie de m’y donner comme j’essaie de me donner dans toutes les composantes de ma vie. Justement, je crois que c’est le sens de l’unité de vie. Ne pas être toute à son travail, mais être toute entière dans son travail, foi comprise.
      Bien sûr, à l’hôpital, le service du prochain est très visible et peut « aspirer » rapidement le reste de nos vies… mais c’est important d’apprendre à poser une limite. N’oublions pas, charité bien ordonnée commence par soi-même !🙂

      • Rémi Chagarou 28 février 2013 à 10 h 22 min #

        Je pense qu’il faut s’établir une ligne à ne pas franchir.
        Tu n’as pas le droit d’afficher ta foi avec tes patients .
        Même si c’est l’institut catho , et à part l’aumonier je vois pas trop comment tu peux partir en mission dans tes services ….
        M’enfin, peut-être j’en ai pas assez vu ou un peu trop , va savoir ….
        Et puis je suis dingue alors …

        Par contre, je me demande plein de choses Dopa …
        Amis , familles, parents, situations ….
        et si tout t’était enlevé du jour au lendemain …
        Non pas qu’un drame se serait produit, mais tout simplement, tu te retrouve dehors sans absolument rien … à nu on va dire ( si t’es sortie de ta baignoire …. non plus marrant si t’es encore dedans ^^ )
        Comment tu réagirais ? Tu penserais quoi?
        Si tu arriverais à devenir comme certains de tes patients, que ferais–tu ?
        J’aimerais savoir.

        • Dopamine 28 février 2013 à 20 h 24 min #

          Oh ben vous en posez des colles !
          Je ne sais pas ce que je ferais si je n’avais plus rien, je sais que Dieu me donnera le pain quotidien nécessaire à ce moment-là.
          A chaque jour suffit sa peine !
          (oui je suis très proverbe, en ce moment).🙂

  14. Jef 27 février 2013 à 15 h 45 min #

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre blog, très intéressant.
    Comment concilier sa foi et « l’objectivité » de la démarche médicale me parait un sujet incontournable.
    Médecin biologiste, j’ai traversé mes études sans les lumières de la foi (et donc parfois sans celle de la raison). Ce parcours, débuter avec un enthousiasme laïc au service des autres, est vite devenu un chemin de croix (bien que je ne croyais plus depuis longtemps). L’humanité de certains amis carabins et croyants (catho, protestant, musulmans ou autres) m’a souvent permis de tenir le coup. Hélas , à l’époque, je n’ai pas cherché à comprendre ce qui les animaient, et j’ai perdu beaucoup de temps, et d’énergie, sur de fausses pistes.
    Ton blog m’aurait fait gagner du temps et éviter bien des déboires…mais c’était une autre époque.
    Continue à gravir la montagne sacré…en pansant les blessures de ce qui montent comme de ceux qui se sont égarés parmi les épines.
    Salut

  15. Fondudaviation 28 février 2013 à 14 h 21 min #

    Au gré des visites de sites amis (dont celui de l’excellente Nystagmus !) le vôtre m’est apparu, comme une source (une ressource ?) salutaire, contrastant avec la désinformation ambiante ! Approbation et admiration pour votre maturité et votre fermeté à tenir dans (et avec) la Vérité.

  16. Dopamine 28 février 2013 à 20 h 26 min #

    De nouveau, merci à tous, je suis très touchée que ce billet vous ait touchés🙂

  17. Porte Plume 21 mars 2013 à 22 h 17 min #

    Quelle grâce pour vos patients d’avoir un personnel de santé qui soigne le corps …et l’âme !!

  18. Fdlc46 23 mars 2013 à 10 h 19 min #

    Merci Dopamine pour ce billet ! Je suis une fan (presque du premier jour ! ). Tes billets me rejoignent car je suis infirmière et aumônier d’hôpital ( pas dans le même établissement ! ). Aussi de te lire m’aide à me sentir moins seule dans ce que j’essaye de vivre dans ces deux mi-temps oh combien complémentaires. Merci et continue d’écrire !

  19. poussieredumonde 31 mars 2013 à 21 h 32 min #

    sensationnel, j’adore ! voilà une belle profession de foi de ce qui nous habite au quotidien, et c’est rassurant de se savoir soigné par des gens comme ça ! Merci !!!

  20. David 23 avril 2013 à 14 h 24 min #

    dis, tu fais un concours avec @edmondprochain pour savoir lequel publiera le moins?

    • Dopamine 4 mai 2013 à 20 h 38 min #

      [WARNING] Tu es sur un blog d’une étudiante en médecine: le mot « concours » est formellement prohibé. FORMELLEMENT. (C’est dire).

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